Le Québec, cette belle province, est une société di-
stincte qui mérite l’indépendance qu’elle a toujours
visée. Ses habitants sont pour la plupart en-
joués et fonceurs. Celui qui veut les arrêter doit avoir bien
dormi, surtout quand il est question de défendre la langue.
On ne dame pas le pion à un Québécois si facilement!
De plus, pour reprendre l’allégorie des échecs, le Québec
joue ses pions de main de maître et le Canada anglais
est échec et mat sur le plan constitutionnel. Le commerce va
bon train, et les sciences et les technologies sont fertiles comme
nulle part; on dirait même que la province s’en-
orgueillit d’un moral sans commune mesure et
fonce dans la déprime et l’abandon comme si rien
ne pouvait lui arriver. Les Québécois seraient unis même si la vie
n’avait de sens. Sachez qu’on ne démolit pas un Québécois,
car il se relève toujours dans l’adversité. Diriger son destin,
il sait très bien le faire lui-même! Il a le sens de l’auto-
nomie mais est d’une générosité inégalée pour les victimes de la
mutilation et de l’abus. Bref, il est clair que Qué-
bécois est synonyme de joie et foi. Vous pouvez le de-
mander à gauche et à droite, c’est ce qui les distingue.
Si vous avez pas encore catché le patern...relisez en sautant une ligne sur deux!