Mauvaise nouvelle pour les adeptes du texto. À compter du mois d'août, il en coûtera 15 cents aux abonnés des opérateurs Bell et Telus pour recevoir un message SMS. Actuellement, les abonnés ne payent que pour les messages textes qu'ils envoient. Chez Telus, on explique la nouvelle approche tarifaire par la hausse du volume de SMS qui double, sinon triple chaque année.
Chez Bell, on cite plutôt l'exemple des États-Unis où des frais de 20 cents sont déjà imposés dans certains cas. Selon l'Association canadienne des télécommunications sans fil, les Canadiens ont envoyé 4,1 milliards de messages textes lors des trois premiers mois de 2008.
Le monde chialent en flute a bec là parce qu'on a aucun controle sur les sms qui entrent... tu veux faire chier kekun (genre Raph) qui est avec Bell...tu lui shoot 200 sms via internet pi tu ris de lui quand il reçoit son compte. On serait déjà le pays qui paye le plus cher au monde pour nos abonnement cellulaire...pi les compagnies trouvent le moyen de nous fourrer encore plus... calinne...
Un geek c'est quelqu'un qui pense que dans 1km il y a 1024m!
Ouin pour toi c ok..mais moi 90% de mes rendez vous et compte rendu de visite ce font par SMS. alors l'option 2 a 5$ pour moi c bon (en realite sont gratos dans mon forfait)
Le chef du Nouveau Parti démocratique s'oppose aux frais pour les messages textos entrants exigés par Bell et Telus et lance lui aussi sa pétition.
Après la pétition du porte-parole libéral chargé de l'environnement, David McGuinty, mise en ligne suite au dépôt de son projet de loi C-555 (article D'une pétition à l'autre), c'est au tour du chef du NPD, Jack Layton, de lancer sa pétition en ligne suite à l'annonce d'hier concernant les frais pour les textos entrants imposés par Bell et Telus à compter du mois d'août.
Rappelons qu'à compter du 8 août les clients de Bell, qui paient à la carte, devront débourser 15 cents par messages textos entrants et les clients de Telus devront faire de même à compter du 24 août. Les clients qui possèdent un forfait «textos» ne seront pas facturés bien que le total des messages autorisés dans le forfait inclura désormais les messages entrants qui n'étaient pas facturés jusqu'à présent. Le fournisseur de services téléphoniques Rogers, quant à lui, n'a pas l'intention, pour le moment, de suivre ses compétiteurs dans cette voie.
En réaction à l'annonce de ces nouveaux frais, le chef du NPD, Jack Layton, lance une pétition en ligne ainsi qu'un groupe Facebook pour dénoncer ce qu'il juge être «cette escroquerie relative aux messages textes». Le chef du NPD, à l'instar de plusieurs consommateurs, déplorent devoir payer pour des messages non sollicités, «des frais supplémentaires pour les messages textuels entrants, y compris le pourriel et les messages non voulus, sont injustes», peut-on lire en amorce de la pétition.
Le ministre de l'Industrie Jim Prentice demande des explications aux deux fournisseurs de services téléphoniques suite à leur décision d'exiger des frais pour les messages textos entrants.
Le ministre de l'Industrie du Canada, Jim Prentice, a diffusé aujourd'hui un communiqué dans lequel il dit avoir fait parvenir aux présidents-directeurs généraux de Bell Mobilité et de Telus une lettre sollicitant une rencontre à Ottawa d'ici le 8 août afin d'obtenir des explications sur la structure de fixation des prix à l'égard des messages texte.
Le ministre, qui ne croit pas la décision éclairée, dit toutefois ne pas vouloir s'immiscer dans les décisions d'affaires quotidiennes des deux entreprises privées, mais protéger les intérêts des consommateurs, soulevant notamment leurs préoccupations en ce qui concerne les frais liés aux messages texte non sollicités.
Par ailleurs, l'Union des consommateurs dénonce la décision de Bell et Telus, puisqu'il s'agit notamment, selon le groupe de défense des consommateurs, d'une modification unilatérale du contrat entre les fournisseurs et leurs clients.
Interrogé par La Presse Canadienne, le porte-parole de l'Union des consommateurs, Charles Tanguay a déclaré, «quand vous m'offrez un forfait de trois ans et que vous m'attachez les deux mains biens serrées avec des pénalités abusives pour que je respecte mon engagement de trois ans, la moindre des choses c'est qu'on s'attende à la même chose de la part du fournisseur, qu'il respecte lui aussi son engagement de trois ans. Or s'il nous dit que ses textos sont gratuits, qu'il nous les laisse gratuits jusqu'à la fin des trois ans».
Selon l'Association canadienne des télécommunications sans fil, 45,3 millions de messages textos sont envoyés chaque jour au Canada.
Bell, qui exigera des frais pour les messages textos entrants à compter du mois août, fait face à un recours collectif mené par un cabinet d'avocat québécois.
C'est un client de Bell Mobilité, Éric Cormier, qui a fait appel au cabinet d'avocat montréalais Saint-Pierre Grenier pour mener un recours collectif contre le fournisseur de service téléphonique canadien. Un recours collectif, engagé cette fois contre Telus, a été amorcé par le même cabinet d'avocat le 14 juillet dernier.
Dans son argumentaire contre Bell, Éric Cormier affirme que Bell Mobilité a «agi illégalement en modifiant unilatéralement les termes du contrat». «Les consommateurs sont littéralement pris en otage par les changements de tarifs. Ils ont alors trois choix : accepter sans broncher les augmentations de tarifs, résilier leur contrat en payant de lourdes pénalités ou acheter un forfait non désiré » a, pour sa part, déclaré l'avocat Bruno Grenier.
Avant d'être effectif, le recours collectif devra d'abord obtenir l'autorisation d'un juge. La requête pour autorisation sera présentée à la Cour supérieure le 25 septembre 2008, comme le précise le site du cabinet Saint-Pierre Grenier sur lequel les clients de Bell Mobilité, qui souhaitent participer au recours collectif, peuvent remplir un formulaire pour être tenu au courant des développements du dossier.
Rappelons qu'à compter du 8 août les clients de Bell, qui paient à la carte, devront débourser 15 cents par messages textos entrants et les clients de Telus devront faire de même à compter du 24 août.
En réaction à l'annonce de ces nouveaux frais, le chef du NPD, Jack Layton, lançait le 9 juillet dernier une pétition en ligne ainsi qu'un groupe Facebook pour dénoncer «cette escroquerie relative aux messages textes». Le ministre de l'Industrie Jim Prentice a quant à lui demandé des explications aux deux fournisseurs de services téléphoniques d'ici au 8 août.